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Audit énergétique : ce que le nouvel arrêté du 2 juillet 2026 change pour votre budget
07 Juillet 2026

Audit énergétique : ce que le nouvel arrêté du 2 juillet 2026 change pour votre budget

Si vous êtes propriétaire d’une entreprise ou concerné par un local professionnel, l’audit énergétique est peut-être déjà une obligation pour vous. Depuis le 6 juillet 2026, un nouvel arrêté modifie la façon dont ces audits doivent être réalisés et, surtout, les informations à fournir. Mais concrètement, quelles conséquences sur votre portefeuille ? Faut-il anticiper de nouvelles dépenses, ou au contraire, espérer une meilleure gestion de l’énergie pour faire des économies ? On fait le point sur ce que change cette évolution réglementaire pour les particuliers concernés.

Qui est concerné par la nouvelle obligation d’audit énergétique ?

L’arrêté du 2 juillet 2026 s’adresse aux personnes morales soumises à l’obligation d’audit énergétique. En clair, cela concerne principalement les entreprises, donc les propriétaires de locaux professionnels ou de bâtiments tertiaires. Si vous possédez un bien immobilier utilisé pour une activité professionnelle, vous pouvez être directement impacté.

Cet audit énergétique consiste à analyser la consommation d’énergie de l’entreprise et de ses établissements, afin de mieux identifier les sources de gaspillage et proposer des solutions pour réduire la facture énergétique. L’arrêté précise que ce sont les consommations des quatre dernières années qui doivent désormais être prises en compte.

Quelles nouvelles informations doivent être communiquées et pourquoi cela peut coûter plus cher ?

Le nouvel arrêté impose d’aller beaucoup plus loin dans le détail des informations à collecter et à transmettre :

  • La taille précise de l’entreprise (pour mieux cibler les obligations selon la catégorie d’utilisateur).
  • Une distinction claire entre établissements soumis ou non au système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (certains sites industriels étant déjà très encadrés sur ce point).
  • Les consommations énergétiques annuelles de l’entreprise et de chaque établissement sur les quatre dernières années.
  • La justification du périmètre de l’audit (quels bâtiments, quelles activités sont inclus, quelle part de la consommation finale est couverte par l’audit, exprimée en pourcentage).
  • L’identité complète du prestataire externe, son numéro de certification et le nom de l’organisme certificateur.
  • La possibilité de transmettre des certificats de système de management de l’énergie ou un contrat de performance énergétique, le cas échéant.
  • La répartition de la consommation d’énergie par domaine (bâtiments, procédés, transport).

Pour un propriétaire particulier d’un local professionnel, ces exigences supplémentaires peuvent signifier, en pratique, des audits plus longs, plus complexes et potentiellement plus chers. En effet, le recueil et la transmission de ces nouvelles données demandent du temps et parfois l’intervention de spécialistes supplémentaires. Cela peut donc se traduire par une hausse du tarif de l’audit énergétique lors du prochain renouvellement.

Des économies d’énergie à la clé : des dépenses, mais aussi des gains potentiels

Si la collecte de toutes ces données peut représenter un coût initial, elle vise aussi à permettre une analyse plus fine des consommations et donc à mieux cibler les actions à mettre en place pour réduire la facture énergétique de votre bien professionnel. Un audit plus précis peut aboutir à des recommandations plus efficaces : isolation, changement de système de chauffage, optimisation des équipements… autant de pistes pour faire baisser durablement vos charges.

Toutefois, l’arrêté n’indique pas de nouvelles aides financières spécifiques liées à ces obligations renforcées. Les propriétaires concernés restent donc tributaires des dispositifs existants, comme les aides à la rénovation énergétique, dont l’éligibilité dépend des travaux réalisés et du type de bien.

À quoi s’attendre pour votre budget ?

Difficile d’anticiper un chiffrage précis sans connaître la taille de votre entreprise ou la complexité de vos sites. Ce qui est certain, c’est que l’audit devra désormais prendre en compte plus de paramètres, ce qui pourrait augmenter le coût de la prestation. Néanmoins, cette dépense initiale reste un investissement qui, bien piloté, peut générer des économies d’énergie sur le long terme.

À noter : le nouvel arrêté crée aussi un profil « organisme certificateur » sur la plate-forme informatique dédiée. Cela signifie que le suivi et le contrôle des audits seront encore plus stricts, ce qui sécurise la qualité de la démarche… mais limite aussi la possibilité de « faire l’impasse » sur certains points pour réduire les frais.

Conclusion : anticipez et comparez pour optimiser le coût de votre audit énergétique

Le nouveau cadre réglementaire de l’audit énergétique, entré en vigueur le 6 juillet 2026, vise à renforcer la transparence et l’efficacité de la démarche pour les propriétaires de locaux professionnels. Si vous êtes concerné, anticipez une possible hausse du coût de l’audit, mais gardez en tête que l’objectif est aussi de vous aider à maîtriser vos dépenses énergétiques sur la durée. Avant de lancer votre audit, prenez le temps de comparer les offres, de demander des devis détaillés et de vérifier la certification du prestataire choisi. Ce sera la meilleure façon de transformer cette contrainte réglementaire en opportunité d’économies sur le long terme.